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Couverture de Frère Hugues du Granier

FRÈRE HUGUES DU GRANIER

Savoie, 1248. Une montagne. Un jeune homme. Une nuit qui bouleversera tout.

Le roman est disponible · 9,90 €
Éditions La Fontaine de Siloé. À commander auprès de votre libraire en France ou en Belgique, ou sur le site de l’éditeur.

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Au pied du Mont Apremont, Hugues grandit au milieu des hommes, des croyances et d’une montagne dont personne n’imagine encore qu’elle s’apprête à bouleverser leur destin.

Entre réalité historique et fiction, Frère Hugues du Granier raconte une histoire profondément humaine, celle d’un jeune homme confronté à l’une des plus grandes catastrophes naturelles ayant frappé les Alpes au Moyen Âge.

Un roman né d’une carte postale… et de plusieurs années de recherches, de rencontres et d’écriture.

Avant que la montagne ne tombe

Avant la catastrophe, il y avait des hommes, des villages et des vies ordinaires.

Nous sommes en Savoie, au XIIIᵉ siècle. Au pied du Mont Apremont — celui que l’Histoire appellera plus tard le Mont Granier — les journées sont rythmées par le travail, les saisons, les foires, les troupeaux, la foi et les liens qui unissent les habitants.

C’est dans ce monde que grandit Hugues.

À dix-huit ans, il connaît les chemins, les hommes et cette montagne qui domine son horizon depuis toujours. Autour de lui, il y a ceux qui l’ont élevé, ceux qui lui ont appris, ceux qu’il aime et tous ceux dont il croise la route.

Le Mont Apremont, lui, est simplement là.

Immobile. Familier. Éternel, croit-on.

Pourtant, dans la nuit du 24 au 25 novembre 1248, ce monde va basculer.

Frère Hugues du Granier commence avant le fracas, lorsque personne ne sait encore que bientôt, la montagne entrera dans l’Histoire.

La nuit où tout bascule

24 novembre 1248. La nuit tombe sur la vallée.

Les hommes rentrent chez eux. Les animaux sont à l’abri. Dans les villages au pied du Mont Apremont, chacun s’apprête à traverser une nuit d’automne comme tant d’autres.

Puis viennent les premiers signes.

Un bruit. Une vibration. Quelque chose que l’on ne comprend pas encore.

Et soudain, la montagne cesse d’être le décor immuable de leurs vies.

Dans l’obscurité, le Mont Apremont s’effondre.

Des villages disparaissent. Des vies basculent en quelques instants.

Au milieu de cette nuit, Hugues n’est plus seulement le jeune homme que nous avons appris à connaître.

Il devient le témoin d’un monde qui vient de disparaître.

La suite appartient au roman.

Une catastrophe entrée dans l’Histoire

La nuit du 24 au 25 novembre 1248 ne bouleverse pas seulement la vie des habitants de la vallée.

Elle laisse une trace qui traversera les siècles.

Chroniques, récits, traditions et représentations anciennes conserveront la mémoire de l’effondrement.

En 1493, près de deux siècles et demi après la catastrophe, le Liber Chronicarum de Hartmann Schedel en donne ce qui est considéré comme la plus ancienne représentation connue de la chute du Mont Granier.

Au fil du temps, l’Histoire et la légende vont se mêler autour de la montagne.

C’est dans cette mémoire vieille de près de huit siècles que prend racine Frère Hugues du Granier.

L’effondrement du Mont Granier dans le Liber Chronicarum de 1493
L’effondrement du Mont Granier — gravure sur bois extraite du Liber Chronicarum de Hartmann Schedel, Nuremberg, 1493.

D’une carte postale à un roman

En 2021, près de huit siècles après la catastrophe, l’histoire du Granier est arrivée jusqu’à moi d’une manière inattendue : sur une simple carte postale.

Quelques lignes au dos évoquaient l’effondrement de 1248.

Je ne connaissais alors presque rien de cette histoire. J’ai commencé à chercher, à lire, à essayer de comprendre ce qui s’était passé cette nuit-là et qui étaient les hommes et les femmes qui vivaient au pied de cette montagne.

Les recherches se sont multipliées. Les lieux ont pris des noms. Derrière les dates sont apparues des vies.

Mais pour raconter cette histoire, il me manquait quelqu’un.

Alors Hugues est arrivé.

Peu à peu, il a cessé d’être simplement un personnage. À travers lui, je pouvais entrer dans cette Savoie du XIIIᵉ siècle, marcher sur ses chemins, rencontrer ses habitants et regarder le Mont Apremont avec les yeux de quelqu’un qui ignorait encore ce qui allait arriver.

Une carte postale avait éveillé ma curiosité.
Hugues, lui, allait m’accompagner pendant plusieurs années.

C’est ainsi qu’est né Frère Hugues du Granier.

Recto de la carte postale originale du Mont Granier
Verso anonymisé de la carte postale originale du Mont Granier
La carte postale reçue en février 2021 qui fut à l’origine de Frère Hugues du Granier.

Entre Histoire et fiction

Écrire sur 1248, c’était accepter de marcher sur une frontière.

D’un côté, il y avait l’Histoire : la catastrophe, les lieux, les personnages ayant réellement existé, les textes anciens et tout ce que les recherches permettaient d’établir.

De l’autre, il restait les silences.

Ce que les archives ne racontent pas. Les gestes du quotidien, les conversations, les peurs, les amitiés, les espoirs et les vies de celles et ceux dont aucun nom ne nous est parvenu.

C’est dans cet espace qu’est né le roman.

Hugues est un personnage de fiction, mais le monde dans lequel il évolue s’appuie autant que possible sur la réalité historique de son époque.

Je n’ai pas cherché à réécrire l’Histoire.

J’ai essayé d’imaginer les hommes et les femmes qui l’ont vécue.

Et maintenant, place au roman

L’Histoire nous a laissé des dates, des lieux, quelques noms et les traces d’une catastrophe qui résonne encore près de huit siècles plus tard.

Le reste appartient à Hugues.

À celles et ceux qui auront envie de marcher à ses côtés, de découvrir son monde et de vivre avec lui cette nuit de novembre 1248, il ne reste plus qu’à tourner la première page.

Frère Hugues du Granier

Roger Roelandts

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