Pourquoi ce livre ?
Au départ, il n’était pas question d’écrire un livre.
Bien avant Le Carnet des mots indisciplinés, j’avais déjà écrit ou imaginé quelques histoires. Certaines étaient destinées à mes filles lorsqu’elles étaient petites. Je les inventais pour elles, simplement pour le plaisir de raconter, sans jamais penser qu’un jour elles pourraient être publiées.
Puis les années ont passé et ces textes, ces bouts d’histoires et ces idées sont restés quelque part.
Beaucoup plus tard, l’écriture est revenue dans ma vie pour une tout autre raison.
Cette fois, il ne s’agissait plus seulement d’inventer des histoires, mais de vider un peu la tête. Poser sur le papier ce qui tournait à l’intérieur : des souvenirs, des colères, des douleurs, des non-dits et des émotions parfois plus difficiles à regarder.
C’est à ce moment-là que sont apparus les textes les plus intimes, parfois les plus écorchés.
Et en écrivant, j’ai eu envie de ressortir certaines des histoires et des idées plus anciennes. Les textes drôles ou absurdes d’hier se sont alors retrouvés à côté des mots beaucoup plus personnels d’aujourd’hui.
C’est peut-être là que le Carnet des mots indisciplinés a véritablement trouvé son identité : dans cette rencontre improbable entre l’imaginaire, l’humour, les souvenirs et les morceaux de vie que j’avais besoin de déposer.
Il n’était toujours pas question, au départ, d’en faire un livre.
Et pourtant, un jour, tous ces mots qui n’avaient jamais été écrits pour vivre ensemble ont fini par former un carnet.
Écrire ne change pas ce qui a été vécu.
Mais parfois, cela change la place que cela occupe en nous.